Isabelle Mercier, publie aux Editions 2A, PARFOIS LES ENFANTS PARDONNENT. Un noble sujet d’aujourd’hui, un thème intemporel traité sans tabou, avec une sensibilité acérée et une empathie naturelle. Rencontre au salon du livre de Mazamet (81) le 21 mai 2017

Isabelle Mercier, jeune « quinqua » publie
en décembre 2015, « dernières notes » son premier roman, ou l’affrontement affectif dans une relation mère/fille difficile.
En avril 2017 paraît « parfois les enfants pardonnent », ou le questionnement douloureux sur des rapports fille/père à construire.

Isabelle Mercier ne se pose pas en spécialiste des relations familiales, mais son métier d’infirmière affine son sens de l’observation et son goût des autres

.

Bourguignonne d’origine, elle  est née à Sens en 1966. Depuis bientôt trente ans, elle vit en famille à Vidauban dans le Var,  et travaille à l’Hôpital de Fréjus/Saint Raphaêl.

Aujourd’hui elle cultive l’art de vivre l’instant présent, et le lâcher prise ce qui lui donne force et liberté pour écrire et apprécier pleinement les splendeurs de l’arrière pays varois.

Isabelle Mercier aborde des sujets douloureux, avec finesse .
Elle perce la psychologie de ses personnages avec à la fois simplicité et profondeur. C’est tout naturellement qu’elle pénètre dans l’intimité affective de Lou sa dernière héroïne, et rend le lecteur complice de sa quête de vérité , d’amour et de paix.
En faisant connaissance avec Isabelle Mercier on constate combien elle est en harmonie avec ses propos, et on mesure l’interactivité avec son écriture. Tous les espoirs sont permis pour la femme et pour l’Auteure.
Le style d’Isabelle Mercier est fluide comme sa pensée.

 Isabelle et ses lectrices

Entretien avec Isabelle Mercier

GP: Vous explorez à nouveau la nature des relations parents /enfants avec la même délicatesse. Est-ce que ce thème vous tient particulièrement à cœur ?Est-ce votre profession qui en facilite l’analyse ?
Est-ce en grande partie le fruit de vos observations ? De votre expérience ? De vos recherches personnelles ?

IM: Mon inspiration s’appuie assez peu sur la réalité. Pour « Dernières notes »je m’étais servie d’un rêve récurrent. Pour « Parfois les enfants pardonnent », ce sont des chansons que j’ai beaucoup écouté et qui semblaient se répondre. Du moins dans mon ressenti. Nantes de Barbara, Toute une vie sans te voir de Véronique Samson et Boulevard des capucines d’Etienne Daho J’ai entendu à cette période une émission à la radio dont le sujet était les disparitions volontaires. Tout ça a fait un savant mélange qui a donné « Parfois les enfants pardonnent. »

Ma vie professionnelle intervient assez peu dans le choix de mes personnages ou de mes histoires. Inconsciemment peut-être mais c’est surtout ma vie privée, celle de mes amis ou de personnes dont j’entends les témoignages notamment à la radio qui peuvent se glisser dans tels ou tels personnages, ou me suggérer des situations, des intrigues.

GP:  Malgré les déchirures vos personnages ne perdent pas totalement espoir.
Rien n’est définitivement acquis, rien n’est définitivement mauvais.
L’espérance, la résilience, font elles parties de vos convictions personnelles, de votre philosophie de vie ? Avez vous des convictions qui influencent la vie de vos personnages ?
Y-a-t-il un peu de vous dans chacun de vos romans ?

IM: Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi j’ai écrit deux romans qui traitent des mêmes sujets. Je n’ai pas commencé à écrire en me disant je vais parler des relations parents-enfants. C’est au fur et à mesure de l’écriture que le récit c’est structuré sur ce thème.

Au delà de la relation parents-enfants, c’est surtout la notion d’abandon et de trahison qui m’intéressent. Et surtout comment on arrive à s’en sortir, comment on continue d’avancer, sans baisser les bras, sans renoncer tout à fait à rechercher sa part de bonheur.
Nous passons tous par des moments douloureux plus ou moins dramatiques bien sûr, mais ce qui peut paraître une petite douleur à certains, semblera insurmontable à d’autres.

Les bouddhistes disent que tout est impermanence. Tout est changement. La notion de sécurité est vaine et pourtant on a de cesse que de rechercher cette sécurité quelle soit affective ou matérielle.
J’aime l’idée de la résilience effectivement, je suis persuadée que chacun d’entre nous est capable de résilience.

Même si mon enfance, ma vie n’a rien à voir avec celle de mes personnages, je pense qu’il y a toujours un peu de l’auteur dans un roman, et je ne fais pas exception à la règle. C’est en puisant dans ses propres ressentis que l’on écrit.

GP: Quel est le Rôle de l’écriture dans votre vie? Est ce qu’elle vous permet de vous poser ?de réfléchir ?de vous distraire de vos soucis ? ou autres…
Qu’est ce qui vous donne envie d’écrire ?

IM: L’écriture a fait partie de ma vie d’abord à l’adolescence puis j’ai mis en stand by mes ambitions étant persuadée d’être nulle et que je n’y arriverai jamais. Je m’y suis remise il y a cinq ans environ, sans penser être publiée, juste pour moi, pour assouvir un désir profond de me réaliser et de réaliser mon rêve d’enfant.

Depuis « Dernières notes », l’écriture a pris une nouvelle dimension dans ma vie. Grâce à la publication de mon premier roman ma vie est devenue plus passionnante. De nouvelles rencontres, de nouvelles occupations…

J’arrive à concilier mes deux activités même si je regrette de ne pas avoir plus de temps à consacrer à l’écriture, et à la promotion. Ma vie professionnelle est assez contraignante au niveau horaire et disponibilités, donc il faut jongler…

Ecrire est un moyen d’évasion du quotidien formidable. Inventer des personnages, leur donner vie au fur et à mesure de l’écriture c’est une véritable aventure d’autant que je ne fais pas de plan et que je suis toujours surprise par la tournure de mon récit. Bien souvent je découvre en même temps que j’écris où je vais.

Je suis assez irrégulière dans mes cessions d’écriture, du fait de mes horaires irréguliers en partie et du fait que je ne m’impose rien. Je veux que cela reste uniquement du plaisir.

GP: Votre premier roman a-t-il changé quelque chose dans votre vie ? confiance en vous ?relation aux autres ?rencontres avec vos lecteurs ? quelles sensations ont elles fait naître ?

IM: La parution de « Dernières notes » a changé beaucoup de choses pour moi. Un gain de confiance en moi évidente et la sensation très forte, d’être enfin entière.

Je me suis découverte une facilité à aller vers des inconnus lors des séances de dédicaces par exemple, alors que j’ai toujours été plutôt réservé dans mes rapports aux autres.
Je prends un réel plaisir à rencontrer de nouvelles personnes, à échanger avec mes lecteurs et à partager avec les autres auteurs.

GP: Qu’aimeriez vous dire à vos lecteurs ? vous concernant ou pas, en relation avec l’écriture du livre, peut être un message personnel…

IM: Je dirais à mes lecteurs que mes personnages ont des choses à leur dire et que j’espère qu’ils les entendront.

GP: Avez vous des projets ? Quelles sont vos dédicaces à venir ?
Avez vous un troisième roman en gestation ?

IM: Je vais au salon du livre de Mazamet, dans le Tarn, le 21 mai prochain,
où « Dernières notes » concours pour un prix. (Ça aussi c’est incroyable !).
En septembre je participerai aux rencontres littéraires du Teillon dans les Alpes de Haute Provence.
Je ferai également une séance de dédicace le samedi 7 octobre au magasin Cultura de Puget-sur- Argens ( Var), et j’espère avoir d’autres dates entre temps.

Je commence à penser à un troisième roman mais il est encore trop tôt pour en dire quoi que ce soit.

Les lecteurs peuvent suivre mon actualité sur ma page facebook Les romans d’Isa.

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